Extraits supprimés de Marseille 2.0

Publié le par Eterlutisse

Trois paragraphes coupés pour l'appel à texte de 50000 signes : "Dans les villes du futur"

- une application "agronomique" et une application "zoologique" de la réalité augmentée.

- un exemple de fonctionnement de la licence libre comme source de "revenu" dans un monde ou tout est partages.

Ouste la scène qui me faisait plaisir mais qui ne cadrait pas avec le personnage.

L’adolescent fouille honteusement dans son sac après avoir vérifié que personne ne le regardait. Il chausse en catimini ses lunettes de Réalité Augmentée. Les prunes lui font très envie mais il n’a le droit de collecter que celles qui sont à maturité. L’amende est pratiquement tombée en désuétude tant l’infraction est improbable avec les sens développés dont bénéficient maintenant les citoyens mais les drones de surveillance ne sont pas enclins à faire une exception pour quelque connectophobe affamé. Il grimpe dans un prunier un peu plus vigoureux dans lequel des marches-pied ont été placés puis semi-absorbés par le tronc. Il choisit l’option féérie. De petites fées graciles, designées par Cicely Mary Barker au XXème siècle, apparaissent. Elles lui indiquent les fruits à cueillir et font la moue s’il approche la main d’un fruit trop vert. Il s’arrête à 5 fruits ; la portion vivement conseillée par la reine des fées qui fait disparaître sa cour d’un claqué de mains une fois le dernier fruit cueilli. Plus jeune, il avait passé des heures à courir après ces petites créatures numériques sans jamais réussir à les toucher. Alexandre enlève ses lunettes, à l’abri du feuillage et reprend sa route en savourant son supplément de petit déjeuner.

Au rebut la scène supplémentaire avec un personnage secondaire !

Léonia part remplir la mangeoire des pigeons. Elle suit la rambarde jardinée jusqu’au toit avec son panier de miettes hebdomadaire. Le pigeonnier est cis au milieu de la terrasse cultivée en permaculture. Petite tour râblée en pierre, il semble sorti d’un conte. Cassandre, la fille des Sylvestre est là aussi. Elle la salue puis ferme les yeux pour passer en Réalité Augmentée+. Elle visualise la position de ses protégés sur la Map de la ville et leur lance un appel : « Pancake au menu ! » Elle adore suivre celui qu’ils ont équipé d’un plugg-ex, en simulation de vol. Parfois, elle rêve de lui et ils volent côte à côte. Lorsqu’il arrive, pour se poser sur son bras, elle ouvre les yeux pour sortir de la R.A.+. Il picore dans sa main ouverte. Elle admire ses plumes d’un gris cendre doux au regard. Au soleil qui rentre par les multiples entrées aménagées dans la tour pour les volatiles, les fuchsias et les verts autour de son cou s’irisent. Elle remarque que Cassandre est partie. Seule, elle goûte les roucoulements et les bruissements d’ailes, de pattes sur les perchoirs.

Un peu trop d'économie, on est là pour une balade urbaine !

Sa petite sœur, elle, a une poupée au visage finement sculpté dans du bois d’olivier. Son corps à l’anatomie humaine assez fidèlement reproduite a été conçu par leur mère, en cuir rembourré. Elle avait longtemps reproduit les modèles en licence libre d’une créatrice anglaise qui avait touché de nombreux partages grâce à son travail. Avec l’arrivée de Léonia elle s’était lancée elle aussi dans la création, elle avait placé une bonne centaine de ses poupées dans toute la ville mais son modèle déposé en licence libre sur le Web n’avait pas eu le succès qu’elle escomptait aussi s’était-elle mise depuis quelques années à la confection de coussins en patchwork et ce produit simplissime fonctionnait plutôt bien ; elle s’y cantonnait.

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