L'art de rêver de Carlos Castaneda

Publié le par Eterlutisse

L'art de rêver de Carlos Castaneda

Un chamane des temps modernes, autodidacte, m'a prêté L'art de rêver, il y a quelques semaines. Je n'avais pas trop le temps ni l'énergie de lire mais j'ai enfin pu m'y plonger !

J'avais lu mon dernier Castaneda il y a bien 15 ans et pourtant ce livre, L'herbe et la petite fumée, est toujours dans mon top 6 des livres à emporter sur une île déserte, sur Babelio.

Certains liront ce genre de livre sans y croire -on y parle tout de même de téléportation, de transmission de pensées, de mondes invisibles,...- ; je le prends très au sérieux. Le monde est plein de mystères et l'état de nos connaissances "scientifiques" nous permet de supposer beaucoup d'existant entre les mailles connues.

L'art de rêver m'a permis de mettre des images sur les concepts de physique quantique que finalement je préfèrerais appeler philosophie d'un univers quantique car conférence après conférence sur le sujet, j'ai compris qu'à part Philippe Guillemant, aucun scientifique ne dérogerait à la sacro-sainte rationalité de notre réalité physique mesurable pour chercher au delà des perceptions qu'elle offre. La "logique" du monde quantique restera donc longtemps non unifiable avec la théorie de la relativité mais qu'importe les scientifiques, Don Juan et les voyages de son disciple donnent à voir ce que les scientifiques ne peuvent enregistrer, quantifier, reproduire... concernant l'énergie, les vibrations dont nous sommes faits.

Don Juan, par l'entremise de Castaneda nous permet de comprendre le fait que nous serions une énergie organisée autour d'un point d'assemblage qui détermine notre façon de percevoir notre environnement. En changeant ce point d'assemblage de place, les sorciers d'antan pouvaient devenir des animaux, les sorciers du temps de Don Juan utilisent cette technique pour voir le monde des êtres inorganiques, voyager dans d'autres dimensions énergétiques.

L'une de mes scènes préférées​ se passe dans un musée où les œuvres parlent d'elles-mêmes à ses visiteurs qui savent "voir". Certaines choses qui me passionnent​ ne semblent qu'être détails pour nos voyageurs aussi ai-je été frustrée de ne pas en apprendre plus mais cela me permet de renforcer mon idée que la bibliomancie tire sans doute sa réalité de cette énergie présente dans les objets avec laquelle on peut entrer en résonnance. Comment ça fonctionne ou pourquoi ça fonctionne, ai-je eu à changer mon point d'assemblage ou pas pour entrer en communication avec ces énergies ou pour créer des liens avec des personnes distantes, je ne sais pas. Sommes nous capables depuis notre point d'assemblage d'entrer en lien avec ces énergies ? Des questions auxquelles ni le livre ni ma pratique aveugle ne me permettront de trouver des réponses... Quant à l'exploit qui consiste à devenir conscient dans ces rêves sans guide...

Tout ceci restera pour moi de la SF. Un bien beau voyage, une fois encore avec notre nagual occidental. Il nous dépeint avec humour les étapes qui amènent​ l'initié à maîtriser la "matière" dont sont faits les rêves et, à voyager dans les différentes dimensions énergétiques. 

Certaines représentations du monde inorganiques, telles que Castaneda nous les décrit, m'ont fait penser à la Gouve ou au monde des morts. 

 

 

Publié dans Lecture, SF, Dream

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